VOYAGE A MADAGASCAR (1) : RENCONTRES SUR LA RN7

On nous avait souvent dit que traverser Madagascar dans sa longueur, c’était un peu comme traverser une Afrique miniature. Nous avons donc décidé que ce nouveau voyage à #Madagascar serait sous le signe de l’aventure et choisi la meilleure saison pour apprécier les couleurs de L’Île Rouge (et verte) : Décembre. Pas de sapins, de lumières scintillantes, de foule ni de boutiques pour cette année, mais des rizières fluorescentes, un soleil enthousiaste et des rencontres bien singulières.

Léon s’imaginait déjà dans un décor de carte postale, à buller sur les superbes plages de sable blanc de Nosy Bé, face à l’océan Indien. Raté, l’arrivée à Antananarivo l’a sorti de son doux rêve. Pas de répit dans la capitale malgache, on klaxonne, on s’acharne sur de maigres zébus endormis qui bloquent l’unique route en direction du centre, on s’entasse dans des taxi-brousse rafistolés au chatterton et on étend son linge au soleil sur les talus qui bordent la route. Dans ce joyeux boucan matinal qui voit se déployer (ou s’entasser du mieux possible) un marché de fruits, légumes, épices, vêtements, volailles vivantes et tout plein de joyeux de trésors, nous avons réussi à rejoindre Gérard, notre guide bodybuildé, pour poursuivre par une visite de la capitale … branchée.

Nous avons ensuite grimpé dans son beau 4×4 climatisé-lustré-désodorisé (avec CD de Claude François en prime), direction : le sud. Pas de GPS, aucune raison de faire fausse route, il n’y a qu’une option, la mythique RN7 ! Dans les hauts plateaux de l’Imerina, c’est un défilé de très vertes rizières sur fond de ♪ magnolias par centaines ♪, de toits de chaume en pointillés et de silhouettes à l’échine courbée marchant le long de la route. Au fil des kilomètres, tout semble changer régulièrement : les couleurs, l’allure des maisons, les visages, les vêtements … Tout sauf le CD de Gérard qui tourne en boucle. Au cours du voyage, je comprends que s’il y’a bien une chose dont Madagascar semble riche, c’est de contradictions. Nous avons pu constater à quel point elle regorge de richesses naturelles comme les pierres précieuses, le si convoité bois de rose, la vanille, le cacao, le café, le riz … Mais plus nous avançons, plus nous constatons à quel point la pauvreté s’étale vers le sud jusqu’à un dénuement poignant. Pourtant, nous avons certainement vécu l’un de nos plus grands voyages, d’une toute autre richesse, et nous n’oublierons jamais les visages de la RN7.

 

LES ÉTAPES DE NOTRE AVENTURE A MADAGASCAR (à lire dans les articles suivants)

 

Quels hôtels à Madagascar ?

Nous vous conseillons de prévoir à l’avance vos étapes en organisant un circuit sur mesure dans les meilleurs hôtels de Madagascar tout au long de la route ainsi que de passer une ou deux nuit au Constance Tsarabanjina où la magnifique barrière de corail cercle la plage de l’hôtel, nous avons adoré l’intimité de cette île, l’intemporalité et le charme des bungalows sur la plage …